Le Palais de Justice de la capitale est sous les projecteurs ce mardi 13 janvier 2026. L’artiste de renom et ancien parlementaire, Garcia Delva, est officiellement convoquée par le Commissaire du Gouvernement près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince. Cette audition fait suite à une plainte déposée par le nommé Carl Paul Barvensky.
L’affaire, qui mêle célébrité et enjeux judiciaires, prend une tournure sérieuse. Selon l’exploit de convocation, les griefs retenus contre le leader du groupe Mass Konpa sont particulièrement lourds : abus de confiance, escroquerie et association de malfaiteurs.
Prévue pour 11 heures du matin, cette audition doit permettre au ministère public d’entendre la version des faits de l’ancien sénateur de l’Artibonite. Si les détails spécifiques des transactions ou des actes reprochés par Carl Paul Barvensky n’ont pas encore été intégralement rendus publics, la qualification d’« association de malfaiteurs » laisse présumer que d’autres individus pourraient être impliqués dans ce dossier.
Ce n’est pas la première fois que le nom de Garcia Delva est cité dans des dossiers sensibles. Déjà en 2023, l’ancien parlementaire avait fait l’objet de sanctions internationales, notamment de la part du Canada, pour des allégations de liens avec le financement d’activités criminelles. Bien que cette nouvelle plainte semble de nature privée, elle vient s’ajouter à un historique qui pèse lourdement sur l’image publique de l’artiste.
À l’issue de l’audition de ce mardi, le Commissaire du Gouvernement dispose de plusieurs options :
Le classement sans suite, si les preuves apportées par le plaignant sont jugées insuffisantes.
Le dépôt d’un réquisitoire d’informer, ce qui enverrait le dossier devant un cabinet d’instruction pour une enquête approfondie. Une mesure conservatoire, en fonction de la gravité des éléments présentés lors de l’interrogatoire.
Pour l’heure, les partisans de Garcia Delva dénoncent une « machination » visant à ternir la réputation de l’artiste, tandis que le camp du plaignant affirme disposer de preuves matérielles solides pour étayer les accusations d’escroquerie.
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