Face à l’escalade des tensions entre Washington et La Havane, la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum a proposé, mercredi 14 janvier, les services de son gouvernement pour servir de « vecteur » de dialogue. Cette main tendue intervient alors que Donald Trump accentue sa pression sur l’île après la chute du régime vénézuélien.
Au cours de sa conférence de presse matinale (la mañanera), Claudia Sheinbaum a réaffirmé la vocation médiatrice de son pays. « Dans les désaccords entre les États-Unis et Cuba, le Mexique est tout disposé à être un vecteur pour favoriser le dialogue », a déclaré la cheffe de l’État.
Cette déclaration fait suite à un entretien téléphonique entre Mme Sheinbaum et le président américain Donald Trump. Le Mexique, partenaire commercial majeur des États-Unis, cherche à stabiliser la région alors que l’administration américaine adopte une ligne dure envers ses voisins socialistes.
La proposition mexicaine répond à une série de menaces formulées par Donald Trump sur les réseaux sociaux. Ce week-end, le locataire de la Maison-Blanche a exhorté Cuba à accepter un « accord » — dont les termes restent confidentiels — « avant qu’il ne soit trop tard ».
Le contexte est critique pour La Havane : suite à la capture de Nicolás Maduro par les forces américaines début janvier, l’approvisionnement en pétrole vénézuélien vers Cuba a été brutalement interrompu. Donald Trump a été catégorique : « Il n’y aura plus d’argent ni de pétrole pour Cuba. Zéro ! ».
Tout en proposant sa médiation, Claudia Sheinbaum a tenu à préciser que le Mexique continuerait ses livraisons de pétrole à Cuba pour des raisons « humanitaires », une politique qu’elle juge conforme à la souveraineté nationale mexicaine.
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