Depuis plusieurs jours, les clients de la Banque Nationale de Crédit (BNC) font face à une interruption majeure des services. Entre impossibilité d’effectuer des transactions et silence de l’institution, l’exaspération monte d’un cran chez les usagers.
C’est le désarroi total pour des milliers de clients de la BNC. Que ce soit via l’application mobile, sur la plateforme en ligne ou directement au comptoir dans certaines succursales, le verdict est le même : « pas de signal ». Ce blocage technique empêche toute opération de retrait, de virement ou de paiement de factures, paralysant ainsi les activités économiques de nombreux citoyens qui dépendent exclusivement de cette institution d’État.
Devant les succursales de la capitale et des villes de province, les files d’attente s’allongent dès l’aube, mais les portes restent souvent closes ou les services limités.
« J’ai de l’argent sur mon compte, mais je ne peux même pas acheter de quoi manger pour ma famille. Ça fait trois jours qu’on nous dit de repasser demain », témoigne un client visiblement à bout de nerfs devant une agence à Port-au-Prince.
Sur les réseaux sociaux, le ton est encore plus acerbe. Les internautes dénoncent un manque de communication flagrant de la part de la direction de la banque, alors que le pays traverse déjà une période d’instabilité économique complexe.
Malgré l’ampleur de la panne, les explications officielles se font rares. Si des sources internes évoquent des « mises à jour techniques critiques » ou des « problèmes de connectivité réseau », aucun calendrier clair de rétablissement n’a été communiqué. Ce silence alimente les rumeurs les plus folles et érode la confiance des déposants envers la banque de proximité.
Cette interruption n’est pas sans conséquences. Pour les entreprises qui gèrent leurs paies via la BNC, les retards de salaires s’accumulent. Pour les particuliers, c’est l’accès aux besoins de base qui est compromis.
La question qui brûle toutes les lèvres reste la même : quand le signal sera-t-il enfin rétabli ? En attendant, les clients sont contraints de prendre leur mal en patience, tout en craignant que cette situation ne devienne la nouvelle norme dans un paysage bancaire déjà fragile.
Echojounal echojounal.net