Le verdict des chiffres est tombé, et il est sans appel pour le secteur touristique cubain. Selon les données publiées ce dimanche par l’Office national de la statistique et de l’information (ONEI), l’île n’a accueilli que 1,8 million de visiteurs en 2025. Un résultat famélique, loin, très loin de l’objectif de 2,6 millions fixé par le gouvernement de Miguel Díaz-Canel.
La crise ne se contente pas de stagner ; elle s’aggrave par l’érosion des piliers traditionnels du tourisme cubain. Les chiffres détaillés par l’ONEI révèlent une désaffection massive :
-Allemagne : -50,5 %
-Russie : -29 %
-Canada : -12,4 %
_Communauté cubaine à l’étranger : -22,6 %
traditionnellement le cœur de la haute saison, a enregistré son pire score en quatre ans. Pour l’économiste Pedro Monreal, ce n’est pas une surprise. Sur le réseau social X, il qualifie l’année 2025 de « terrible », tout en cinglant le pouvoir en place : « On savait que cela arriverait ».
Si les touristes boudent la perle des Antilles, c’est avant tout parce que le quotidien y est devenu un parcours du combattant. L’île traverse sa pire crise économique depuis des décennies, exacerbée par le durcissement des sanctions américaines héritées du premier mandat de Donald Trump (2017-2021).
Le tableau clinique du pays est alarmant :
-Pénuries chroniques de carburant et de médicaments.
-Coupures d’électricité massives et imprévisibles.
_Dysfonctionnements graves des services publics.
Le Canada, l’Espagne et le Royaume-Uni appellent désormais leurs ressortissants à une « extrême prudence ». Plus radicale, l’Argentine a recommandé vendredi dernier d’éviter purement et simplement de se rendre sur l’île, citant l’incapacité du système de santé local à prendre en charge les étrangers en cas d’urgence.
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