C’est un tournant historique pour l’écosystème technologique du Sud global. Mardi 10 février, sous les dorures du centre de conférence de Santiago, le Chili et 15 pays partenaires ont officiellement dévoilé Latam-GPT. Ce modèle de langage de nouvelle génération ambitionne de devenir la voix numérique d’un continent trop longtemps resté dans l’ombre des algorithmes californiens et chinois.
L’objectif de Latam-GPT est clair : délivrer des informations pointues, précises et respectueuses des identités nationales de chaque pays membre, du Mexique à la Terre de Feu.
Portée par l’initiative chilienne, cette alliance régionale regroupe seize nations. Cette collaboration inédite permet de mutualiser :
Les bases de données : Accès à des archives nationales, des corpus littéraires et des données administratives locales.
La puissance de calcul : Un investissement partagé pour rivaliser avec les infrastructures massives des Big Tech.
L’expertise linguistique : Un entraînement spécifique sur les variantes de l’espagnol et du portugais (Brésil), ainsi que l’intégration progressive de langues autochtones.
Au-delà de l’aspect culturel, Latam-GPT représente un enjeu de souveraineté numérique. En développant leur propre infrastructure, les pays d’Amérique latine réduisent leur dépendance technologique et s’assurent que les données de leurs citoyens sont traitées selon des standards éthiques définis localement.
Le lancement à Santiago marque le début d’une phase de test à grande échelle dans les administrations publiques et les universités de la région, avant une ouverture plus large au grand public.
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