Le gouvernement équatorien a ordonné, ce mercredi 4 mars 2026, l’expulsion immédiate de l’ambassadeur de Cuba, Basilio Gutiérrez, ainsi que de l’ensemble de sa mission diplomatique. Cette rupture brutale intervient à quelques jours d’un sommet régional crucial à Miami, ravivant les tensions entre les blocs idéologiques en Amérique latine.
Par un communiqué laconique du ministère des Affaires étrangères, l’Équateur a déclaré « persona non grata » le diplomate cubain Basilio Gutiérrez.
Le gouvernement du président Daniel Noboa lui a accordé un délai de 48 heures pour quitter le territoire national avec ses collaborateurs.
Si Quito invoque l’article 9 de la Convention de Vienne — qui permet à un État d’expulser un diplomate sans avoir à motiver sa décision — ce geste marque une escalade sans précédent dans les relations bilatérales. En signe de réciprocité anticipée, l’Équateur avait déjà rappelé son propre ambassadeur à La Havane la veille.0
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La réaction de Cuba ne s’est pas fait attendre. Dans un communiqué officiel, le ministère cubain des Relations extérieures a fustigé une « décision arbitraire et injustifiée » et un « acte hostile sans précédent ».
Havana pointe directement la responsabilité de Washington dans ce dossier. Selon les autorités cubaines, cette expulsion est le résultat de :
« Pressions exercées par le gouvernement américain sur les États tiers pour qu’ils se rallient à cette politique d’agression. »
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