Haïti/Alerte : Le RENAJOUH dénonce la séquestration de deux journalistes par la coalition « VIV ANSANM »

Le paysage médiatique haïtien est à nouveau frappé par l’insécurité galopante. Le Réseau National des Journalistes Haïtiens (RENAJOUH) a dénoncé, ce samedi 14 mars 2026, l’enlèvement de deux (2) travailleurs de la presse, Osnel Espérance et Junior Célestin, survenu en plein cœur de la capitale.L

a journée du vendredi 13 mars 2026 restera marquée par un nouvel acte de terreur contre la liberté de la presse en Haïti. Selon une note officielle du RENAJOUH, les journalistes Osnel Espérance (Radio Uni) et Junior Célestin (Radio-Télé Méga Star) ont été capturés par des membres de la coalition criminelle « VIV ANSANM ».

L’incident s’est produit au Centre-Ville de Port-au-Prince alors que les deux professionnels exerçaient leur métier dans un environnement de plus en plus hostile.

L’association de défense des droits des journalistes n’a pas tardé à réagir, exigeant la libération immédiate et sans condition des otages. Le RENAJOUH souligne que ces journalistes s’exposaient à des risques majeurs pour remplir leur mission d’information, essentielle à la promotion de l’État de droit.

« Nous sollicitons dans le plus bref délai la libération des otages afin qu’ils puissent regagner leurs demeures et retrouver leurs familles sains et saufs », réclame l’organisation dans son communiqué signé par la coordination générale.

Le ton du RENAJOUH se durcit particulièrement à l’égard des responsables de l’État. L’association exhorte le ministre de la Communication, Monsieur Emmanuel Ménard, ainsi que le chef du gouvernement et président du CSPN, Monsieur Alix Didier Fils-Aimé, à sortir de leur mutisme.

Pour les signataires de la note — Jonas Montes, Djovanie Désinord et Jocelyn Thierry Herby — le silence des autorités face à ces actes de banditisme pourrait être interprété comme une forme de complicité tacite avec ceux qui sèment la terreur sur le territoire national.

Cette nouvelle séquestration illustre une fois de plus la vulnérabilité extrême des journalistes haïtiens, pris en étau entre leur devoir d’informer et la violence systématique des gangs armés qui contrôlent de vastes zones de la zone métropolitaine.

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