JO 2026 : Le déploiement de l’ICE en Italie vire à la crise diplomatique

l’Italie s’apprête à accueillir les Jeux Olympiques d’hiver en février, l’annonce de l’arrivée d’agents du Homeland Security Investigations (HSI), branche de l’ICE, déclenche une vague d’indignation. Entre accusations de violences aux États-Unis et craintes pour la Coupe du monde 2026, la tension est à son comble.

​Le tollé est alimenté par l’actualité sanglante de l’agence sur son propre sol. L’ICE est actuellement sous le feu des critiques aux États-Unis pour sa répression jugée « brutale » de l’immigration. Le récent décès de deux citoyens américains lors d’opérations fédérales à Minneapolis en janvier 2026 a cristallisé les colères, l’ONU dénonçant même un usage « disproportionné de la force ».

​À Milan, le maire Giuseppe Sala a été l’un des premiers à s’insurger, déclarant que ces agents n’étaient « pas les bienvenus ». Pour une partie de l’opinion italienne, l’image de l’ICE est indissociable des « milices » et des méthodes d’intervention musclées.

​Au-delà des pistes de ski de Cortina,, cette polémique résonne jusqu’en Amérique du Nord. Ce déploiement en Italie est perçu par beaucoup comme un test avant un autre défi sécuritaire majeur : la Coupe du monde de football 2026, co-organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique.

​Les organisations de défense des droits humains et les associations de supporters expriment déjà de vives inquiétudes :

​Profilage et arrestations : La crainte de voir l’ICE mener des contrôles aux abords des stades américains.

​Sécurité vs Droits humains : Le risque que l’impératif sécuritaire serve de prétexte à une intensification des expulsions massives.

​Impact touristique : La peur que ce climat de surveillance ne dissuade les supporters internationaux de se rendre aux États-Unis.

​Le gouvernement de Giorgia Meloni se retrouve dans une position inconfortable, coincé entre sa coopération stratégique avec Washington et une opposition italienne qui dénonce une « perte de souveraineté ». Si le HSI est techniquement spécialisé dans la lutte contre le crime transnational (trafics, cybercriminalité), la distinction avec la branche chargée des expulsions (ERO) reste floue pour le grand public.

 

​À quelques jours de la cérémonie d’ouverture, les Jeux de Milan-Cortina ne sont plus seulement une fête du sport, mais le terrain d’une confrontation idéologique sur les méthodes de sécurité globale.

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