Le monde/Choc à Buckingham : L’ex-prince Andrew libéré sous enquête après une arrestation historique

Ce jeudi 19 février 2026, jour de son 66ème anniversaire, Andrew Mountbatten-Windsor a été interpellé et placé en garde à vue dans le cadre d’un nouveau volet de l’affaire Epstein. Libéré dans la soirée, l’ex-prince reste au cœur d’une enquête pour « manquement à une fonction publique » qui ébranle les fondements de la monarchie.

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‎​Il était environ 8h00 du matin lorsque des véhicules de police banalisés ont pénétré dans le domaine de Sandringham, dans le Norfolk. L’arrestation d’Andrew Mountbatten-Windsor, déchu de ses titres royaux en 2022, marque un précédent sans précédent dans l’histoire moderne de la famille royale. Jamais le frère d’un souverain régnant n’avait été soumis à une telle procédure judiciaire.

‎​Après onze heures d’interrogatoire au commissariat d’Aylsham, l’ancien duc d’York a été aperçu quittant les lieux à l’arrière d’une voiture sombre peu avant 19h30. La police de Thames Valley a confirmé sa libération « en attendant la suite de l’enquête ».

‎​Le cœur de l’accusation : Secrets d’État et trafic d’influence
‎​Si le nom d’Andrew est associé depuis des années aux scandales sexuels de Jeffrey Epstein, cette arrestation repose sur des éléments nouveaux et distincts. Les enquêteurs s’appuient sur une série de documents et d’e-mails récemment déclassifiés par le Département de la Justice américain.

‎​Chef d’accusation : Misconduct in public office (faute grave dans l’exercice d’une fonction publique).
‎​Les faits : Il est soupçonné d’avoir transmis des rapports commerciaux confidentiels et des informations stratégiques à Jeffrey Epstein entre 2001 et 2011, période durant laquelle il occupait le poste de représentant spécial du Royaume-Uni pour le commerce international.

‎​Perquisitions : Simultanément à son arrestation, la police a perquisitionné sa résidence actuelle à Wood Farm ainsi que son ancien domicile de Royal Lodge à Windsor.

‎​« La justice doit suivre son cours »
‎​La réaction du Palais de Buckingham a été immédiate et d’une froideur chirurgicale. Dans un communiqué signé Charles R., le roi a exprimé sa « profonde inquiétude » tout en affirmant son soutien total à la coopération avec les autorités.

‎​« Nul n’est au-dessus de la loi », a martelé de son côté le Premier ministre Keir Starmer, tandis qu’à l’international, Donald Trump a qualifié l’événement de « tragédie pour la famille royale ».


‎​Bien que libéré, l’ex-prince reste sous surveillance judiciaire. Les experts juridiques soulignent que si les preuves de partage de secrets d’État sont consolidées, Andrew pourrait risquer une inculpation formelle passible, en théorie, d’une peine de prison ferme. Pour la Couronne, le défi est désormais de maintenir une distance absolue avec celui qui est devenu, en l’espace d’une journée, un simple justiciable.

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