L’interprète de « Bella », plus gros vendeur de disques de l’année 2025, a été interpellé ce mercredi 25 mars à l’aéroport Paris-Charles-de-Gaulle. Il est entendu dans le cadre d’une enquête pour blanchiment en bande organisée visant ses activités immobilières au Maroc.
C’est un atterrissage brutal pour Gandhi Djuna, alias Gims. Mercredi après-midi, alors qu’il descendait de son vol en provenance de Marrakech, le rappeur franco-congolais a été cueilli par les agents du Service national des douanes judiciaires (SNDJ). L’artiste de 39 ans a été immédiatement placé en garde à vue, une mesure confirmée par le Parquet national anti-criminalité organisée (PNACO).
L’enquête, qui dure depuis plusieurs mois sous la direction de juges d’instruction parisiens, porte sur des soupçons de blanchiment en bande organisée et d’association de malfaiteurs. Au centre des investigations se trouve le projet pharaonique « Sunset Village Private Residences », un complexe de 118 villas de luxe avec lagon artificiel à Marrakech, dont Gims a fait la promotion massive en 2025.
Les enquêteurs soupçonnent l’utilisation de sociétés écrans basées aux Émirats arabes unis et de montages financiers opaques destinés à masquer l’origine de certains fonds. Une note de Tracfin, la cellule de renseignement financier, aurait mis en lumière des flux suspects entre la France, Dubaï et le Maroc.
Plus inquiétant pour la star, le dossier évoquerait des liens entre son entourage financier et d’anciens trafiquants de drogue franciliens. Ces derniers se seraient reconvertis dans la criminalité financière en injectant de l’argent sale dans des projets immobiliers de prestige.
« L’enquête doit déterminer si l’artiste était un acteur conscient de ces montages ou s’il a été utilisé comme vitrine médiatique par des partenaires financiers aux activités troubles », confie une source proche du dossier.
Cette arrestation survient alors que Gims est au sommet de son art. Élu « Meilleur artiste masculin » aux Victoires de la Musique 2025, il prépare son Infernal Tour qui doit débuter en avril. Pour l’heure, son avocat, Me David-Olivier Kaminski, rappelle que son client bénéficie de la présomption d’innocence et affirme que cette procédure permettra de « clarifier des flux financiers complexes ».
La garde à vue de l’artiste peut durer jusqu’à 96 heures. L’issue de cette audition déterminera si le « roi de la pop urbaine » ressortira libre ou s’il fera l’objet d’une mise en examen.
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