La côte est de Madagascar panse ses plaies ce mercredi 11 février. Après le passage dévastateur du cyclone Gezani, les autorités recensent au moins neuf victimes et des dégâts matériels considérables, notamment dans la ville de Toamasina.
Le réveil est douloureux pour les habitants de la région Est. Selon le dernier bilan communiqué par le Bureau national de gestion des risques et catastrophes (BNGRC), le passage du cyclone Gezani a causé la mort d’au moins neuf personnes et fait 19 blessés. Un bilan qui reste provisoire alors que les secours tentent d’accéder aux zones les plus reculées.
Le système a touché terre mardi soir avec une violence rare. La ville de Toamasina (Tamatave), deuxième pôle urbain du pays, s’est retrouvée au cœur du chaos. Des rafales de vent atteignant 250 km/h ont balayé la zone, arrachant des toitures, déracinant des arbres centenaires et mettant à terre le réseau électrique.
Les décès recensés par le BNGRC sont principalement survenus dans cette région d’atterrissage. Les autorités précisent que les victimes ont péri à la suite de l’effondrement de bâtiments et de structures précaires, incapables de résister à la puissance des vents.
Si le système cyclonique s’est « nettement affaibli » en pénétrant dans les terres, la menace est loin d’être écartée. Gezani poursuit sa progression d’est en ouest, traversant l’île de part en part.
Le danger ne vient plus seulement du vent, mais de la pluviométrie :
Crues éclair : Les précipitations intenses font craindre des débordements de rivières majeurs.
Glissements de terrain : Les sols saturés d’eau présentent des risques élevés d’éboulements dans les zones montagneuses.
Isolement : Plusieurs axes routiers sont actuellement coupés par la montée des eaux, compliquant l’acheminement de l’aide humanitaire.
Echojounal echojounal.net