‎« Faire gaffe à ses fesses » : Après la capture de Maduro, Trump place le Colombien Gustavo Petro dans son viseur

Le séisme diplomatique provoqué par la capture de Nicolás Maduro a pris une tournure encore plus personnelle et agressive ce samedi 3 janvier 2026. Dans une déclaration fracassante, Donald Trump a directement menacé le président colombien Gustavo Petro, suggérant que son tour pourrait bientôt venir si sa politique de « complaisance » envers le narcotrafic ne changeait pas.

 

‎L’euphorie régnait ce matin à Mar-a-Lago après l’annonce de l’exfiltration réussie du dirigeant vénézuélien par les unités d’élite de la Delta Force. Mais le ton a rapidement viré à la menace lorsque la question de la réaction des pays voisins a été posée. Interrogé sur la condamnation de l’opération par la Colombie, le président américain a lancé une mise en garde d’une brutalité rare : « [Gustavo] Petro devrait faire gaffe à ses fesses ».

‎Une hostilité qui ne date pas d’hier

‎Cette attaque verbale est le point d’orgue de mois de tensions entre les deux administrations. Depuis la fin de l’année 2025, Donald Trump accuse régulièrement le premier président de gauche de l’histoire de la Colombie d’être un « leader de la drogue » et de transformer son pays en sanctuaire pour les cartels.

‎Octobre 2025 : Trump avait déjà coupé l’aide financière à Bogota, affirmant que Petro « ne fait rien » pour arrêter la production de cocaïne.

‎Décembre 2025 : Lors d’un précédent meeting, il avait prévenu que Petro serait « le prochain sur la liste » après Maduro.

‎Bogota dénonce une « agression impérialiste »

‎En réponse aux frappes américaines sur Caracas et aux menaces directes contre sa personne, Gustavo Petro n’a pas tardé à réagir sur le réseau social X. Il a dénoncé un « assaut contre la souveraineté de l’Amérique latine » et a immédiatement ordonné le déploiement de l’armée colombienne à la frontière vénézuélienne pour prévenir toute incursion.

 

‎Pour le gouvernement colombien, l’arrestation de Maduro ne relève pas de la justice, mais du « terrorisme d’État ». Bogota a d’ailleurs officiellement demandé une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU, soutenu en cela par le Brésil de Lula et le Mexique de Claudia Sheinbaum.

‎Un climat de « changement de régime » régional ?

‎Les observateurs s’inquiètent de voir Washington utiliser la capture de Maduro comme un tremplin pour une réorganisation forcée de toute l’Amérique du Sud. En ciblant Petro, Donald Trump semble envoyer un message clair aux gouvernements non-alignés du continent : la souveraineté nationale ne sera pas un bouclier contre la doctrine de « tolérance zéro » américaine face au narcotrafic.

 

‎« C’est un retour aux heures les plus sombres de la diplomatie de la canonnière », s’est alarmé un haut responsable de l’Organisation des États Américains (OEA).

‎Alors que Nicolás Maduro est en route vers un tribunal fédéral à New York pour y être jugé de narcoterrorisme, la Colombie se prépare à une crise migratoire massive et à une pression diplomatique, voire militaire, qui pourrait redéfinir l’équilibre géopolitique du continent pour les décennies à venir.

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