La Police Nationale d’Haïti (PNH) est en deuil dans le département du Nord. Le policier Edvard Pierre Denis, affecté au sous-commissariat de Puilboreau, a perdu la vie par balle le dimanche 4 janvier 2026. Selon les premiers éléments d’information, la thèse du suicide est privilégiée.
Le premier dimanche de l’année s’est achevé dans la consternation au sommet du Morne Puilboreau. L’agent Edvard Pierre Denis a été retrouvé sans vie dans l’enceinte du sous-commissariat où il était en poste.
Le drame s’est produit au cours de la journée de dimanche. D’après les premières remontées d’informations en provenance de la juridiction de l’arrondissement, le policier aurait été mortellement atteint d’un projectile. Bien que les circonstances exactes restent à être officiellement confirmées par une enquête balistique, les premiers rapports internes acheminés à la Direction Départementale du Nord (DDN) indiquent qu’il s’agirait d’un suicide.
Le sous-commissariat de Puilboreau, situé sur la Route Nationale #1, est une position stratégique mais isolée. Les agents qui y sont affectés font face à des conditions de travail souvent précaires, marquées par une vigilance de chaque instant sur l’un des axes routiers les plus fréquentés et les plus dangereux du pays.
La nouvelle de ce décès a provoqué une onde de choc parmi ses frères d’armes. Si le geste volontaire se confirme, il viendra une nouvelle fois soulever l’épineuse question de la prise en charge psychologique des agents de la PNH. Confrontés quotidiennement à la violence et à une pression professionnelle intense, les policiers haïtiens manquent souvent de structures de soutien pour faire face au stress post-traumatique.
L’Inspection Générale de la Police Nationale d’Haïti (IGPNH) devrait être saisie du dossier, comme le veut la procédure, afin de faire toute la lumière sur ce drame qui endeuille la force publique en ce début d’année 2026.
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