​« Je serai destitué » : Le cri d’alarme de Donald Trump face au spectre des Midterms 2026

 À l’occasion d’un séminaire politique au Kennedy Center ce mardi 6 janvier, le président américain a exhorté les élus républicains à l’unité. Pour Donald Trump, l’enjeu des élections de mi-mandat dépasse le simple cadre législatif : c’est une question de survie institutionnelle.

​L’ambiance était électrique dans l’enceinte du Kennedy Center — récemment rebaptisé « Trump-Kennedy Center » par ses alliés. Pour son premier grand discours de l’année 2026, Donald Trump n’a pas choisi la langue de bois. Devant une assemblée de parlementaires républicains inquiets par des sondages en berne, le 47eme président des États-Unis a posé un diagnostic brutal sur les conséquences d’une défaite en novembre prochain.

​« Vous devez gagner les Midterms, car si nous ne gagnons pas… ils trouveront une raison de me destituer. Je serai destitué », a lancé le président, selon des propos rapportés par plusieurs participants.

​Ce n’est pas la première fois que Donald Trump évoque l’impeachment, lui qui a déjà survécu à deux procédures lors de son premier mandat. Mais cette fois, l’avertissement sonne comme un aveu de la fragilité de sa majorité actuelle à la Chambre des représentants, de plus en plus réduite suite aux récents décès et démissions au sein du camp républicain.

​Donald Trump semble hanté par la « malédiction du sortant ». Historiquement, le parti du président perd presque toujours des sièges lors des premières élections de mi-mandat. « Statistiquement, c’est très difficile de gagner », a-t-il reconnu, tout en s’étonnant que ses politiques — notamment l’intervention militaire musclée en Venezuela contre Nicolás Maduro et ses réformes économiques — ne se traduisent pas encore par une avance confortable dans les enquêtes d’opinion.

​Pour contrer cette tendance, le locataire de la Maison-Blanche a tracé une feuille de route stricte pour ses troupes :

  • Recentrage thématique : Priorité absolue à la baisse du prix des médicaments et à la lutte contre la criminalité.
  • Guerre culturelle : Offensive maintenue sur la question des athlètes transgenres dans le sport féminin.
  • Discipline de fer : Le président a appelé à « discipliner » les dissidents internes qui affaiblissent l’autorité du Speaker Mike Johnson.

​Du côté des démocrates, on ne cache plus l’ambition de reprendre le contrôle du Congrès. Si l’inflation reste la préoccupation majeure des électeurs, l’opposition compte capitaliser sur les « excès de pouvoir » présumés de l’administration, notamment en matière de politique étrangère et de gestion des frontières.

​Pour les observateurs politiques, la stratégie de Trump est claire : transformer le scrutin de novembre en un plébiscite sur sa personne. En agitant le spectre d’une troisième destitution, il espère mobiliser sa base électorale et forcer ses élus à une loyauté absolue.

​Le compte à rebours est lancé. Dans dix mois, les Américains diront s’ils souhaitent offrir au président un blanc-seing pour la fin de son mandat ou s’ils préfèrent lui imposer la cohabitation… et peut-être le procès qu’il redoute tant.

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