L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a appelé à une vigilance renforcée sur le continent africain face à une situation épidémiologique qualifiée de plus en plus complexe. L’inquiétude est montée d’un cran ce mercredi 21 octobre après la confirmation par le Nigeria d’un premier cas d’Ebola sur son territoire.
La patiente, une femme isolée dans un établissement de santé à Abuja, a été testée positive au virus, marquant l’extension géographique d’une crise sanitaire jusqu’alors concentrée en Afrique centrale et orientale.
Ce cas importé est causé par la souche Bundibugyo, l’une des espèces du virus Ebola. Cette variante est précisément la même que celle à l’origine de la vaste épidémie déclenchée en République démocratique du Congo (RDC) au printemps, qui a déjà causé des milliers de décès. La complexité de cette souche réside notamment dans le manque de traitements spécifiques et de vaccins homologués à grande échelle par rapport à d’autres variantes du virus, ce qui complique grandement la réponse médicale.
En réponse, le Centre nigérian de contrôle des maladies (NCDC) a immédiatement activé son système de gestion d’urgence afin de procéder au suivi rigoureux de dizaines de sujets contacts et d’endiguer toute chaîne de transmission. De son côté, l’OMS fournit un appui technique et logistique tout en exhortant les pays de la région à renforcer la surveillance transfrontalière et les protocoles de prévention au sein des infrastructures de santé.
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