Haïti/Corruption: Le RHAJAC dénonce un « complot » au sommet de l’État et réclame l’arrestation du ministre des Finances

À moins de deux semaines de l’échéance cruciale du 7 février, le Réseau Haïtien des Journalistes Anti-Corruption (RHAJAC) jette un pavé dans la mare. Dans un communiqué incendiaire publié ce 27 janvier 2026, l’organisation accuse le ministre de l’Économie, Alfred Fils Metellus, de manœuvres clandestines avec le Conseil Présidentiel de Transition chacun a son tour (CPT) pour s’emparer de la Primature.

​Le climat politique haïtien monte encore d’un cran. Alors que le pays retient son souffle à l’approche de la fin officielle de la transition prévue le 7 février 2026, le RHAJAC sort de son silence pour dénoncer ce qu’il qualifie de « véritable prise d’otage du pays ».

​Au cœur de cette dénonciation : Alfred Fils Metellus, actuel ministre de l’Économie et des Finances. Selon le Secrétaire général du réseau, Djovany Michel, le ministre serait engagé dans une stratégie de collusion avec plusieurs membres influents du CPT, notamment Fritz Alphonse Jean, Louis Gérald Gilles, Smith Augustin, Leslie Voltaire et Edgard Leblanc Fils.

​L’objectif de cette alliance ? Imposer Alfred Fils Metellus au poste de Premier ministre dans un délai record de 15 jours, au mépris des procédures de gouvernance habituelles.

​Le RHAJAC ne mâche pas ses mots concernant les conseillers-présidents impliqués. Le communiqué rappelle que certains d’entre eux font déjà l’objet :

    • ​D’inculpations judiciaires pour corruption.
    • ​De sanctions internationales (notamment des États-Unis) pour connivence présumée avec des réseaux terroristes et des gangs armés.

​« Cette opération représente une menace directe contre la sécurité nationale », affirme le RHAJAC, craignant que cette nomination ne serve qu’à neutraliser les enquêtes en cours et à garantir l’impunité de hauts responsables.

 

​Face à ce qu’il décrit comme un « complot politique structuré », le réseau exige des mesures radicales :

      1. ​La révocation immédiate d’Alfred Fils Metellus.
      2. ​Son arrestation pour corruption présumée et complot contre la sûreté de l’État.
      3. ​L’approfondissement des poursuites contre les conseillers du CPT cités dans l’affaire.

​Alors qu’Haïti tente désespérément de freiner l’expansion des groupes armés et d’organiser des élections crédibles, cette nouvelle crise de confiance au sommet de l’exécutif fragilise un processus déjà précaire. Pour le RHAJAC, la transition ne doit en aucun cas devenir un « refuge pour le crime organisé ».

​À l’heure actuelle, les autorités concernées n’ont pas encore réagi officiellement à ces graves accusations.

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