La tempête Kristin, qualifiée par les autorités d’« événement climatique extrême », a balayé le Portugal dans la nuit de mardi à mercredi. Selon le dernier bilan de l’Autorité nationale de la protection civile (ANPEC) ce mercredi 28 janvier 2026, au moins quatre personnes ont perdu la vie et des dégâts majeurs sont à déplorer, principalement dans la région de Lisbonne et le centre du pays.
Des rafales de vent atteignant 150 km/h (avec des pointes locales estimées à près de 190 km/h sur les côtes) et des précipitations diluviennes ont plongé une partie du pays dans le chaos en l’espace de quelques heures. Entre les chutes d’arbres, les effondrements de structures et les inondations éclair, les services de secours ont recensé plus de 3 000 incidents à travers le territoire.
Le bilan, encore provisoire, s’est alourdi au fil de la journée de mercredi :
À Vila Franca de Xira (banlieue de Lisbonne), un automobiliste a été tué sur le coup après qu’un arbre s’est abattu sur son véhicule.
À Monte Real (district de Leiria), une personne a succombé à la chute d’une structure métallique arrachée par le vent.
Dans la commune de Leiria, deux autres victimes ont été signalées : l’une retrouvée en arrêt cardiaque sur un chantier et une autre ensevelie sous les décombres d’un logement.
Les infrastructures nationales ont été sévèrement touchées. Aux premières heures de la matinée, environ 850 000 foyers étaient privés d’électricité. Si le courant a été rétabli pour une grande partie d’entre eux en cours de journée, la situation reste précaire dans certaines zones rurales du centre.
Le trafic ferroviaire a également subi de fortes perturbations, notamment sur l’axe névralgique Lisbonne-Porto, ainsi que sur les lignes de la Beira Alta et de l’Ouest, où des arbres et des débris jonchaient les voies. À Figueira da Foz, l’effondrement d’une partie du toit de l’ancienne université a illustré la violence des rafales
Bien que le cœur de la tempête Kristin se déplace désormais vers l’Espagne et le bassin méditerranéen, la protection civile maintient une vigilance accrue.
« En raison de l’ampleur du phénomène et de la saturation des sols, il faudra un certain temps avant de déterminer les dommages définitifs », a prévenu Daniela Fraga, adjointe au commandement des opérations de l’ANPEC.
Les autorités appellent à la plus grande prudence, particulièrement dans le nord du pays où les risques d’inondations et de glissements de terrain persistent en raison de la saturation hydrique des sols.
Echojounal echojounal.net