À quelques mois du coup d’envoi de la Coupe du Monde de football, un vent d’inquiétude souffle sur les villes hôtes américaines.
Karen Bass, maire de Los Angeles, a officiellement demandé au gouvernement fédéral de clarifier sa politique de sécurité et d’immigration , Mercredi 28 janvier . Cette sortie intervient dans un climat de vive tension nationale, après la mort de deux citoyens américains abattus par des agents fédéraux lors d’opérations anti-immigration à Minneapolis.
Alors que les États-Unis s’apprêtent à accueillir, conjointement avec le Canada et le Mexique, la plus grande compétition sportive de la planète, l’image de « terre d’accueil » du pays est sérieusement ébranlée. Los Angeles, qui doit recevoir la majorité des rencontres clés sur son sol, se retrouve en première ligne d’une crise qui dépasse le simple cadre du sport.
Le déclencheur de cette mise en garde est le drame survenu à Minneapolis plus tôt ce mois-ci. Lors d’interventions musclées menées par des agents de l’ICE (Immigration and Customs Enforcement), deux citoyens américains, Renee Good et Alex Pretti, ont perdu la vie. Ces bavures, survenues dans le cadre d’une intensification des opérations de contrôle migratoire, ont suscité une vague d’indignation internationale.
Pour Karen Bass, le risque est désormais de voir les supporters étrangers — essentiels au succès économique et populaire de l’événement — renoncer à leur voyage par crainte des contrôles excessifs ou d’un climat sécuritaire imprévisible.
« Nous devons montrer un meilleur visage au monde. Nous devons garantir que les visiteurs ne rencontreront pas de problèmes liés à l’immigration », a martelé la maire lors d’une intervention publique. « Le message doit venir de la Maison Blanche : les supporters sont les bienvenus et ils seront en sécurité. »
Si le tournoi est tripartite, les États-Unis demeurent le moteur logistique du projet. À Los Angeles, ville « sanctuaire » par excellence, le contraste est saisissant entre l’effervescence des préparatifs et la méfiance envers les forces fédérales.
Le secteur du tourisme s’inquiète également. Avec des prix de location en hausse de plus de 50 % et une demande de visas déjà saturée, une crise de confiance pourrait transformer la fête attendue en un « bide » diplomatique. Les fédérations étrangères, notamment européennes et latino-américaines, surveillent de près l’évolution de la situation, certaines voix évoquant même des craintes pour la libre circulation des fans.
La pression exercée par la mairie de Los Angeles place l’administration Trump dans une position délicate. Entre sa volonté d’afficher la puissance américaine à travers le Mondial et sa politique de fermeté migratoire « sans précédent », la marge de manœuvre est étroite.
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