La procrastination est un sujet qui touche presque tout le monde à un moment ou à un autre. Contrairement aux idées reçues, ce n’est pas un problème de gestion du temps, mais plutôt une difficulté à gérer ses émotions
Voici une analyse pour mieux comprendre ce phénomène :
1. Qu’est-ce que la procrastination ?
La procrastination est l’acte de reporter volontairement une tâche importante à plus tard, tout en sachant que ce retard aura des conséquences négatives. On finit souvent par remplacer une activité prioritaire (travailler, faire le ménage, payer une facture) par une activité plus plaisante ou moins stressante (regarder des vidéos, scroller sur les réseaux sociaux).
2. Est-ce de la paresse ?
Non, la procrastination n’est pas de la paresse.
Le paresseux n’a tout simplement pas l’intention de faire la tâche. Il est plutôt à l’aise avec l’idée de ne rien faire.
Le procrastinateur veut faire la tâche, mais il n’y arrive pas. Cela génère chez lui de la culpabilité, de l’anxiété et un conflit interne stressant.
C’est ce qu’on appelle souvent un « blocage émotionnel » : le cerveau cherche à éviter l’inconfort immédiat lié à la tâche.
3. Les causes principales
Pourquoi remet-on à plus tard ? Les raisons sont souvent psychologiques :
La peur de l’échec : On préfère ne pas essayer plutôt que de rater.
Le perfectionnisme : On attend le « moment parfait » ou on a peur que le résultat ne soit pas à la hauteur de nos attentes.
Le manque de confiance en soi : On se sent incapable de réaliser la tâche.
L’anxiété face à la difficulté : La tâche semble trop grosse ou trop floue (on ne sait pas par où commencer).
La recherche de gratification immédiate : Notre cerveau préfère le plaisir instantané (une vidéo de 5 minutes) à la récompense lointaine (réussir un examen dans un mois).
4. Les conséquences
Si elle devient chronique, la procrastination peut avoir des effets réels sur la vie :
Stress et culpabilité : Le sentiment constant d’avoir quelque chose au-dessus de la tête.
Baisse de performance : Travail bâclé à la dernière minute ou opportunités manquées.
Impact sur la santé : Troubles du sommeil, fatigue mentale et anxiété accrue.
Cercle vicieux : Plus on procrastine, plus on se sent incompétent, et plus on a peur de commencer la tâche suivante.
Une petite astuce pour commencer ?
La méthode la plus efficace est la « règle des 5 minutes » : promettez-vous de travailler sur la tâche seulement 5 minutes. Souvent, le plus dur est de lancer la machine ; une fois commencé, le cerveau réduit sa résistance.
®Philippe Jacquet
Echojounal echojounal.net