Dans une finale électrique au stade Roi-Abdallah, le FC Barcelone a conservé son titre de Superchampion d’Espagne en s’imposant 3-2 face au Real Madrid. Un succès arraché au bout du suspense, marqué par un doublé de Raphinha et une fin de match sous haute tension.
Il y a des Clásicos qui marquent plus que d’autres, et celui-ci restera dans les mémoires comme celui de la « folie saoudienne ». Pour la quatrième année consécutive, les deux géants espagnols se retrouvaient en finale de la Supercoupe, et pour la deuxième fois d’affilée, ce sont les hommes de Hansi Flick qui ont soulevé le trophée.
Le match a basculé dans une dimension irrationnelle juste avant la pause. Alors que Raphinha avait ouvert le score à la 36e minute d’une frappe croisée puissante, le temps additionnel du premier acte a offert un spectacle rarement vu :
- 45’+2 : Vinícius Júnior remet les compteurs à zéro après un exploit individuel sur son côté gauche.
- 45’+4 : Sur l’engagement, Robert Lewandowski redonne l’avantage aux Catalans d’un petit piqué subtil devant Thibaut Courtois.
- 45’+6 : Alors qu’on pensait le score figé pour la mi-temps, le jeune Gonzalo García égalise pour le Real d’une volée puissante sous la barre.
Au retour des vestiaires, l’intensité ne baisse pas, mais les défenses se resserrent. C’est finalement à la 73e minute que le destin du match se joue. Sur une action initiée par Dani Olmo, le ballon revient sur Raphinha dont la frappe, déviée par Raul Asencio, trompe un Courtois impuissant.
Le Real Madrid a tenté le tout pour le tout en lançant Kylian Mbappé pour le dernier quart d’heure. Le Français, de retour de blessure, a provoqué l’exclusion de Frenkie de Jong à la 92e minute après un tacle jugé dangereux, mais le mur catalan, porté par un Pau Cubarsí impérial, n’a pas rompu.
Avec ce 16e titre, le FC Barcelone confirme sa domination historique sur cette compétition. Pour Hansi Flick, ce trophée est le premier de l’année 2026 et un signal fort envoyé à la concurrence : le Barça est plus que jamais candidat au triplé.
Côté Madrilène, cette défaite fragilise un peu plus la position de Xabi Alonso, dont les choix tactiques et la gestion de la défense ont été pointés du doigt par la presse espagnole dès la fin de la rencontre.
« Nous avons montré que nous sommes une famille capable de souffrir ensemble. Gagner un Clásico en finale, c’est toujours spécial », a déclaré Raphinha, élu homme du match, au micro de la télévision espagnole.
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