La date du 7 février n’est pas une simple case sur un calendrier ; c’est le couperet qui vient s’abattre sur un pouvoir de fait dépourvu de boussole et de résultats. En s’accrochant aux lambris de la Primature, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé et les membres du Conseil Présidentiel de Transition (CPT) ne font plus que prolonger l’agonie d’une nation prise en otage par une « transition criminelle » qui ne dit pas son nom.
Un échec cuisant sur toute la ligne.
L’accord politique qui a porté Alix Didier Fils-Aimé au pouvoir reposait sur un contrat moral et technique : sécurité et élections. À l’heure du bilan, le constat est apocalyptique :
La sécurité est un mirage : Les gangs contrôlent toujours l’essentiel de la capitale, les massacres se multiplient et les citoyens vivent sous un régime de terreur permanente.
Les élections sont une chimère : Le CPT n’a réussi qu’à organiser sa propre survie politique, incapable de mettre en place un processus électoral crédible.
Vouloir rester après le 7 février pour « liquider les affaires courantes » est une imposture juridique.
On ne liquide pas les affaires d’un pays qui brûle ; on s’en va quand on a échoué.
Alix Didier Fils-Aimé : L’ombre portée d’un CPT discrédité
Le Premier ministre n’est pas un électron libre ; il est l’exécuteur testamentaire d’un CPT gangréné par les scandales de corruption (affaire BNC, affaire Vertilaire). Son incapacité à se distancier des conseillers inculpés le rend indissociable de leur déchéance. En acceptant de servir de paravent à cet organe moribond, il a troqué sa crédibilité contre un titre sans pouvoir.
Le vide de légitimité de l’après février
Sur quelle base M. Fils-Aimé prétend-il gouverner au-delà de l’échéance ? L’accord d’avril 2024 meurt le 7 février. Sans un nouveau consensus national — un vrai, incluant les forces vives de la nation et non les habituels bénéficiaires du partage du gâteau — toute seconde supplémentaire passée à la Primature sera un acte d’usurpation.
Pour une rupture radicale
La solution ne réside pas dans une énième prolongation technique qui ne ferait que nourrir la spirale de violence. Le CPT et son Premier ministre doivent tirer les conséquences de leur impuissance. L’heure est à la nomination d’un exécutif de rupture, véritablement crédible, dont la seule mission sera de rétablir un minimum de sécurité régalienne pour que le peuple puisse enfin s’exprimer par les urnes.
Maintenir Alix Didier Fils-Aimé après le 7 février, c’est valider le chaos comme mode de gouvernance.
Echojounal echojounal.net