Quelques heures seulement après l’annonce de la capture de Nicolás Maduro par les forces spéciales américaines, les principaux alliés du leader socialiste ont fustigé une violation « barbare » du droit international. Alors que Washington célèbre la fin d’une « tyrannie », une crise diplomatique sans précédent secoue les instances mondiales.
L’onde de choc provoquée par l’opération « Aube de la Liberté » ne finit pas de se propager. Si le président Donald Trump a salué une victoire contre le « narcoterrorisme », les capitales alliées du Venezuela ont immédiatement réagi avec une virulence rare, faisant craindre une escalade majeure.
Moscou : « Un acte d’agression armée »
La Russie, par la voix de son ministère des Affaires étrangères, a été la première à monter au créneau. Qualifiant l’intervention d’« agression armée directe », le Kremlin a accusé Washington de substituer la force brute à la diplomatie.
« L’hostilité idéologique a pris le pas sur la raison. Nous exigeons des éclaircissements immédiats sur la situation de Nicolás Maduro et sa sécurité physique », a déclaré le porte-parole du ministère.
Moscou, qui avait renforcé son soutien militaire à Caracas ces derniers mois, y voit un dangereux précédent pour la souveraineté de tous les États non-alignés sur la politique américaine.
Pékin et l’Iran : Inquiétude et solidarité
À Pékin, le ton est à la fermeté. La Chine, principal créancier du Venezuela, a exprimé son opposition totale à « toute intervention militaire unilatérale ». Pour la diplomatie chinoise, la crise vénézuélienne ne peut être résolue que par le dialogue interne, sans ingérence extérieure.
De son côté, Téhéran a qualifié l’opération d’« enlèvement d’État ». Le régime iranien, lié à Maduro par des accords pétroliers stratégiques, a dénoncé des méthodes « de gangsters » qui menacent la paix mondiale. Le mouvement libanais Hezbollah a également publié un communiqué de « solidarité totale » avec le peuple vénézuélien face à l’agression américaine.
L’ALBA en état d’alerte
En Amérique latine, la fracture est totale. Si le président argentin Javier Milei a ouvertement célébré la chute du « dictateur », les pays membres de l’ALBA (Alliance bolivarienne) comme Cuba et le Nicaragua crient à la trahison.
Cuba : La Havane a dénoncé une « agression haineuse » contre la souveraineté latino-américaine.
Venezuela (Diosdado Cabello) : L’homme fort du régime, Diosdado Cabello, est apparu à la télévision nationale pour appeler à la résistance : « Fidèles toujours ! Traîtres jamais ! À la fin de ces attaques, nous vaincrons ! »
Un Conseil de Sécurité sous haute tension
La Russie et la Chine ont déjà déposé une demande conjointe pour une réunion d’urgence du Conseil de sécurité de l’ONU. L’objectif est de condamner les frappes aériennes sur Caracas et d’exiger la libération du président capturé. À l’opposé, Washington prépare déjà le transfert de Maduro vers une cour fédérale américaine pour un procès historique.
La communauté internationale attend désormais de savoir si cette capture marquera la fin du chavisme ou si elle déclenchera un conflit régional de longue durée.
Echojounal echojounal.net