‎Haïti/Carnaval : Le Gouvernement mise sur la décentralisation avec « Haïti Debout »

Le Secrétaire d’État à la Communication, Bendgy Tiliase, a douché les espoirs d’un grand rassemblement national pour le Carnaval 2026. Ce mardi 10 février, l’officiel a annoncé que l’État renonçait à organiser l’événement centralisé, tout en promettant un soutien financier aux initiatives municipales.

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‎​L’annonce était attendue par les opérateurs culturels et les fêtards à l’approche des jours gras. Dans une déclaration officielle faite ce mardi, Bendgy Tiliase a confirmé ce que beaucoup redoutaient : il n’y aura pas de défilé national cette année. Cependant, cette décision ne signifie pas une année « morte » pour la culture haïtienne. Le Gouvernement a choisi de privilégier une approche de proximité.

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‎​Plutôt que de concentrer les ressources sur une seule ville hôte, le Gouvernement prévoit de subventionner les mairies qui prendront l’initiative d’organiser leurs propres festivités. Cette stratégie vise à permettre à chaque région de célébrer selon ses moyens et son contexte sécuritaire, tout en recevant un appui technique et financier de l’État.

‎​Le thème retenu pour orienter ces festivités est « Haïti Debout ». Un slogan qui, selon les autorités, doit servir de fil conducteur aux créations artistiques, aux chars allégoriques et aux chansons (merengues) de cette saison, symbolisant la résilience du peuple haïtien face aux défis actuels.

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‎​Si l’annulation du grand carnaval national peut décevoir, elle répond à une logique de pragmatisme.
‎​Sécurité : La gestion de micro-événements locaux est jugée plus malléable par les autorités.
‎​Économie : En finançant directement les mairies, le gouvernement espère stimuler l’économie locale et permettre aux artisans de chaque commune de bénéficier directement des retombées de la fête.

‎​« Le Gouvernement est conscient de l’importance du carnaval pour l’âme haïtienne. Avec « Haïti Debout », nous voulons que chaque commune devienne le théâtre de notre fierté nationale », a laissé entendre le Secrétariat d’État à la Communication.

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‎​Déjà, plusieurs municipalités, dont certaines villes de province historiquement carnavalesques, ont manifesté leur intérêt. Pour les mairies, le défi sera de taille : organiser en peu de temps des festivités sécurisées et de qualité, tout en respectant le cahier des charges imposé par le ministère pour l’octroi des fonds.

‎​Les yeux se tournent désormais vers les maires des grandes agglomérations pour savoir qui relèvera le défi de faire danser Haïti, commune par commune, du 15 au 17 février prochains.

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