Un passant a été grièvement blessé lors de l’échange de tirs survenu ce samedi soir 23 mai 2026 à un poste de contrôle. Le suspect, un jeune homme de 21 ans souffrant de troubles psychiatriques, était déjà connu des services de sécurité.
Le quartier de la Maison-Blanche a été le théâtre d’une fusillade mortelle samedi en début de soirée. Un homme de 21 ans a été abattu par les agents du Secret Service après avoir ouvert le feu à proximité immédiate du complexe présidentiel. Si le président Donald Trump, présent dans la résidence officielle au moment des faits, est sain et sauf, un civil a été grièvement touché au cours de l’incident.
Les faits se sont déroulés peu après 18 heures (heure locale) à l’intersection de la 17e rue et de Pennsylvania Avenue NW. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’individu s’est avancé vers une guérite de sécurité de la division en uniforme du Secret Service. Il a alors sorti un revolver d’un sac et a fait feu sur les agents.
La riposte des forces de l’ordre a été instantanée. Atteint par les tirs des agents, l’assaillant a été transporté d’urgence à l’hôpital de l’université George Washington, où son décès a été prononcé peu de temps après son admission. Aucun membre du Secret Service n’a été blessé, mais un passant, pris entre deux feux, a été touché et se trouve actuellement dans un état critique. Une enquête balistique devra déterminer l’origine de la balle qui l’a frappé.
Le tireur a été identifié comme étant Nasire Best, un résident du Maryland âgé de 21 ans. Le profil du jeune homme met en lumière un parcours marqué par de graves troubles mentaux.
L’individu était d’ailleurs particulièrement bien connu des services de protection présidentiels. En juillet 2025, il avait déjà été arrêté après avoir forcé un barrage de la Maison-Blanche en prétendant « être Jésus-Christ ». Cette interpellation avait débouché sur une obligation de soins psychiatriques et une interdiction judiciaire d’approcher le périmètre de la Maison-Blanche, une mesure qu’il a violée samedi soir. De plus, les enquêteurs ont découvert des menaces directes proférées par le suspect à l’encontre du président sur les réseaux sociaux.
Le FBI et l’ATF (le Bureau fédéral des armes à feu) ont conjointement pris en charge l’enquête afin de reconstituer avec précision le parcours du tireur et de comprendre comment il a pu se procurer une arme malgré ses antécédents et son contrôle judiciaire.
Cet événement s’inscrit dans un climat sécuritaire extrêmement lourd à Washington. Il s’agit en effet du troisième incident armé ciblant la périphérie présidentielle en l’espace de quelques semaines, après l’attaque au fusil de chasse survenue fin avril lors du dîner des correspondants et une autre fusillade près du Washington Monument au début du mois de mai. Le Secret Service a toutefois réaffirmé que le périmètre interne du complexe de la Maison-Blanche n’avait subi aucune brèche et que la sécurité du chef de l’État était demeurée totale.
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