C’est un vote historique qui vient de se dérouler au Parlement colombien. Mercredi 10 juin, le Sénat a définitivement approuvé une loi interdisant les mutilations génitales féminines (MGF) dans le pays. Cette décision marque l’aboutissement de deux années de débats parlementaires intenses et de tractations politiques.
Avec le feu vert de la Chambre haute, la Colombie franchit un cap législatif majeur. Le pays, qui est le seul d’Amérique latine où l’excision est encore pratiquée au sein de certaines communautés autochtones, devient ainsi la toute première nation du continent à se doter d’un cadre légal spécifique pour bannir cette pratique.
L’adoption de ce texte répond à une urgence humanitaire et sanitaire largement documentée. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) rappelle régulièrement les graves dangers de l’ablation totale ou partielle du clitoris :
Risques immédiats : Hémorragies sévères et infections aiguës.
Risques vitaux : Des complications pouvant directement entraîner la mort des victimes.
Droits fondamentaux : L’OMS qualifie cette pratique de violation flagrante des droits humains, touchant en premier lieu de jeunes fillettes incapables de donner leur consentement.
Le texte de loi, désormais adopté, pose les bases juridiques pour éradiquer définitivement ces violences et protéger les mineures sur l’ensemble du territoire colombien.
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