Le feuilleton judiciaire qui secoue la Corée du Sud vient de franchir un nouveau cap dramatique. Ce vendredi, un tribunal de Séoul a condamné l’ancienne première dame, Kim Keon-hee, à une peine de sept ans de prison supplémentaires. Déjà incarcérée dans le cadre d’un autre dossier de corruption, cette nouvelle sentence alourdit considérablement l’horizon judiciaire de l’épouse de l’ancien président destitué, Yoon Suk-yeol.
Le verdict, exceptionnellement diffusé en direct à la télévision nationale en raison du verdict d’intérêt public majeur, est sans appel. Le tribunal a reconnu Kim Keon-hee coupable d’avoir accepté des « métaux précieux de grande valeur ».
En échange de ces dessous-de-table, l’ex-première dame usait de son influence au sommet de l’État pour interférer directement dans les affaires publiques. Le jugement retient qu’elle a monnayé des interventions décisives dans le cadre de nominations à des postes clés de l’administration et du secteur public.
« Les actes de l’accusée ont gravement compromis l’intégrité de la fonction publique et bafoué la confiance que les citoyens portent envers les institutions de l’État », a martelé le juge en charge de l’affaire lors de la lecture du verdict.
Cette condamnation marque le clouage au pilori définitif d’un couple qui a autrefois régné sur la trajectoire politique du pays. L’ancien président Yoon Suk-yeol, dont le mandat s’est achevé prématurément par une procédure de destitution suite à une accumulation de scandales, voit le nom de sa famille s’enfoncer un peu plus dans le discrédit.
Pour Kim Keon-hee, dont l’influence en coulisses avait souvent été pointée du doigt par l’opposition et les médias durant le mandat de son mari, ce verdict s’ajoute à une première peine qu’elle purge déjà.
Echojounal echojounal.net