La famille de Daphy Michel, une ressortissante haïtienne de 31 ans, s’apprête à porter plainte aux États-Unis contre l’administration américaine, le service d’immigration et de douane (ICE) ainsi que plusieurs entités gouvernementales et non gouvernementales. La jeune femme est décédée au début du mois de mars dans un abribus à Pittsburgh, en Pennsylvanie, trois jours seulement après avoir été relâchée par les autorités fédérales de l’immigration.
Arrêtée puis détenue pendant six mois à la suite d’un incident lié à une crise de santé mentale, Daphy Michel a été libérée le 27 février munie d’un bracelet électronique, mais abandonnée seule dans la rue sans assistance. Retrouvée morte d’hypothermie alors qu’elle ne portait que des vêtements d’été par une température ambiante de -6,6 °C (20 °F), sa mort a été classée comme un homicide en juin par le médecin légiste. Ce dernier a souligné qu’il s’agissait d’une personne très vulnérable souffrant de troubles mentaux non traités et confrontée à une importante barrière linguistique.
Représentée par l’avocat Joseph Murphy, la famille dénonce un manquement grave et une décision fatale de la part de l’ICE pour avoir déposé la jeune femme dans une ville inconnue sans tenir compte de son état de détresse. Le procès doit être formellement intenté devant les tribunaux américains au cours des deux à trois prochaines semaines afin de faire établir les responsabilités.
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