L’insécurité franchit un nouveau seuil critique dans la région métropolitaine. Ce vendredi matin, au moins cinq élèves ont été enlevés par des individus armés à Bois-Verna, précisément sur le tronçon situé entre les rues Camelo et Dufort. La tragédie touche de plein fouet l’intimité des familles, puisque trois des victimes sont des sœurs issues d’un même foyer.
Cet enlèvement spectaculaire survenu à une heure de forte affluence illustre le sentiment d’impunité totale dans lequel opèrent désormais les groupes criminels. Qu’il s’agisse des quartiers de Port-au-Prince, de Delmas ou de Pétion-Ville, les ravisseurs ne dissimulent plus leurs actes et multiplient les forfaits en plein jour, plongeant les résidents dans un climat de terreur généralisée.
Face à cette nouvelle attaque ciblant directement des enfants sur le chemin de l’école, le mutisme des autorités publiques accentue le désarroi général. Ni le gouvernement ni le commandement de la Police Nationale d’Haïti n’ont apporté de réponse concrète ou de mesures d’urgence pour enrayer cette vague d’enlèvements.
Cette passivité institutionnelle alimente un sentiment d’abandon au sein de la population, désormais contrainte de vivre au rythme des assauts armés. Alors que la peur paralyse les activités quotidiennes et le fonctionnement des établissements scolaires, la crise sécuritaire continue de détruire le tissu social de la capitale.
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