Les États-Unis ont franchi une nouvelle étape dans leur bras de fer avec l’Afrique du Sud en imposant mardi des restrictions de visa à plusieurs responsables du pays, accusés par Washington de promouvoir des « discriminations raciales » à l’encontre des agriculteurs et citoyens Afrikaners.
Le chef de la diplomatie américaine a précisé dans un communiqué que cette mesure visait directement les décideurs impliqués dans les projets de réformes foncières du gouvernement sud-africain, accusés de cautionner des expropriations arbitraires et des violences ciblées.
La Maison-Blanche accentue ainsi sa campagne de pression sur le gouvernement du président Cyril Ramaphosa. Washington qualifie les réformes socio-économiques sud-africaines conçues pour réduire les disparités raciales héritées de l’apartheid de politiques de « persécution » dirigées contre la minorité blanche.
Cette rhétorique américaine est vivement contestée par le gouvernement sud-africain, qui dénonce des accusations calomnieuses et une ingérence dans ses affaires intérieures. Les statistiques criminelles nationales ainsi que plusieurs analystes indépendants rappellent pour leur part que la criminalité rurale en Afrique du Sud ne présente aucun caractère génocidaire ou étatique.
Ces sanctions ciblées interviennent alors que les relations commerciales et diplomatiques entre les deux nations connaissent une détérioration sans précédent, la diplomatie américaine n’excluant pas d’élargir ses mesures de rétorsion dans les prochaines semaines.
®RFI
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