Les autorités migratoires américaines (ICE) ont nettement intensifié la surveillance électronique des personnes migrantes. Le nombre d’individus équipés d’un bracelet GPS est passé d’environ 17 000 au début de l’année 2025 à près de 54 000 actuellement, s’inscrivant dans le cadre d’un durcissement global des politiques d’immigration.
Cette mesure concerne principalement des personnes en attente de régularisation ou sous le coup d’une procédure d’expulsion. Pour appuyer cette stratégie, de nombreux migrants inscrits au programme d’Alternatives à la Détention (ISAP) ont été transférés d’outils de suivi virtuel léger (comme l’application mobile SmartLINK) vers un contrôle physique par bracelet GPS.
Cette transition génère des retombées économiques importantes pour les sous-traitants privés comme le groupe GEO, le coût journalier par personne d’un bracelet GPS (un peu plus de 2 USD) étant plus du double de celui de la surveillance par application. En parallèle, plusieurs organisations de défense des droits humains contestent ce dispositif systématique devant les tribunaux, dénonçant une atteinte disproportionnée aux libertés individuelles sans évaluation au cas par cas.
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