Visas bloqués : l’espoir renaît pour Haïti et les Caraïbes après un camouflet judiciaire pour Trump

La politique migratoire de l’administration de Donald Trump vient de subir un sérieux revers. Vendredi 21 août 2026, la juge fédérale Jeannette A. Vargas a déclaré illégale la suspension généralisée du traitement des demandes de visas d’immigrant visant les ressortissants de 75 pays, une mesure en vigueur depuis le 21 janvier dernier.

​Cette décision, prononcée par le tribunal fédéral de New York, annule l’intégralité des refus de visas prononcés sur le fondement exclusif de cette directive. Elle offre une lueur d’espoir à des milliers de demandeurs à travers le monde, notamment dans la région des Caraïbes, où de nombreux pays subissaient de plein fouet les répercussions de ce gel.

​Instaurée le 21 janvier 2026 à l’initiative du Département d’État dirigé par Marco Rubio, la mesure ciblait exclusivement les visas d’immigrant — c’est-à-dire les titres permettant d’obtenir la résidence permanente, plus communément appelée « green card ». Les séjours temporaires (tourisme, affaires ou études) n’étaient pas concernés par cette suspension.

​Près de 40 % des nations mondiales, réparties à travers l’Afrique, l’Asie, le Moyen-Orient et l’Amérique latine, se sont retrouvées visées. Dans la zone caraïbéenne, la mesure touchait directement des pays tels que :

​Haïti

​La Jamaïque

​Les Bahamas

​La Barbade

​La Dominique

​Grenade

​Sainte-Lucie

​Saint-Vincent-et-les-Grenadines

​D’autres nations à travers le globe, comme la Russie, l’Iran, l’Afghanistan, le Brésil ou le Nigeria, figuraient également sur cette liste noire.

​Pour justifier ce gel d’envergure, Washington avançait l’argument de la « charge publique » (public charge). L’administration soutenait que les candidats issus des 75 pays ciblés présentaient un risque statistique trop élevé de dépendre des prestations et aides sociales publiques une fois installés aux États-Unis.

​Dans la pratique, des instructions fermes avaient été transmises aux agents consulaires pour bloquer les dossiers et refuser les visas d’immigration, et ce, même lorsque les demandeurs remplissaient l’ensemble des critères légaux d’admissibilité et ne constituaient aucune menace pour les finances publiques.

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