Six jours après la rupture d’un glacier géant dans le massif de l’Himalaya, les sauveteurs mènent une véritable course contre la montre pour tenter d’atteindre une centaine d’ouvriers prisonniers sous terre, alors que le bilan humain de la catastrophe vient de dépasser le cap tragique des 1 000 morts.
Sur le terrain, la tâche relève du travail de titan. Pour percer la gangue de boue, de roches et de débris collants qui obstrue les accès, les équipes de secours doivent employer des explosifs. Une progression extrêmement lente et périlleuse. À ce jour, seules quelques dépouilles ont pu être extraites des entrailles de la montagne.
Sur l’ensemble du territoire népalais et dans le Tibet voisin, la déferlante a tout balayé sur son passage, laissant plus de 4 500 personnes portées disparues. Pourtant, au sommet de l’État, on refuse d’abdiquer.
« Les miracles sont possibles », a martelé mardi le ministre des Affaires étrangères, Shisir Khanal, . « Je ne veux pas perdre espoir à ce stade, je pense que nous pouvons toujours sauver des centaines de personnes. »
Une foi partagée par les 20 000 sauveteurs déployés à travers les vallées dévastées. Si la priorité absolue reste le déblaiement des galeries submergées où des poches d’air pourraient encore maintenir des travailleurs en vie, les secours ont déjà réussi à mettre en sécurité près de 12 000 sinistrés. Mais au fil des heures qui s’écoulent, l’angoisse des familles, rassemblées aux abords des chantiers, se fait chaque minute plus suffocante.
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