L’épidémie d’Ebola qui sévit en République démocratique du Congo (RDC) depuis le mois de mai franchit une étape critique. Selon le dernier bilan officiel publié par le ministère congolais de la Santé, la maladie a causé 3 007 décès sur 6 186 cas confirmés.
Il s’agit désormais de la flambée épidémique la plus grave et la plus rapide jamais enregistrée dans l’histoire du pays, dépassant le précédent record de 2018–2020.
Le virus, identifié comme étant la souche rare de Bundibugyo, touche aujourd’hui six provinces de l’est et du nord-est (dont l’Ituri, le Nord-Kivu et la Tshopo).
La présence de groupes armés et l’insécurité chronique dans l’est du pays entravent les déplacements des équipes médicales et le suivi des cas. Contrairement à la souche Zaïre, la souche Bundibugyo ne dispose pas de vaccin spécifique approuvé.
Des campagnes de vaccination préventive utilisant le vaccin Ervebo sont toutefois menées chez les soignants pour essayer d’offrir une protection croisée.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et divers acteurs humanitaires expriment de vives inquiétudes quant aux risques d’accélération de la transmission avec la réouverture récente des classes.
L’OMS prévient que sans un renforcement massif des financements et de la surveillance épidémiologique sur le terrain, cette vague risque de devenir l’une des pires de l’histoire du continent.
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