La Belgique fait face à une situation sanitaire inédite avec l’officialisation de deux premiers décès consécutifs à une infection par le virus du Nil occidental. Porté à l’origine par les oiseaux migrateurs et disséminé par le moustique commun (Culex), le virus a provoqué une vague de 14 cas confirmés sur le territoire, principalement recensés dans la région de la Flandre. Jusqu’alors, les cas détectés dans le pays se limitaient essentiellement à des voyageurs de retour de zones endémiques.
Les deux victimes, qui présentaient des facteurs de vulnérabilité accrus, ont succombé aux formes graves de la maladie, caractérisées dans de rares cas par des complications neurologiques de type encéphalite ou méningite. Bien que la grande majorité des infections humaines restent asymptomatiques ou bénignes, ce bilan tragique illustre l’expansion progressive de pathogènes autrefois confinés aux régions plus méridionales.
Cette incursion inédite en terres belges, couplée à une recrudescence des cas observée ailleurs en Europe, relève l’impact direct des dérèglements climatiques sur la prolifération des vecteurs de maladies. Face à cette menace sanitaire grandissante, les experts et les autorités insistent sur la nécessité de renforcer la surveillance entomologique et recommandent aux citoyens d’adopter des mesures de protection rigoureuses contre les piqûres de moustiques.
Echojounal echojounal.net