La scène politique israélienne est secouée par une crise d’une rare violence à l’approche des élections générales. Le chef de l’opposition et ancien ministre de la Défense, Avigdor Lieberman, a exigé l’ouverture d’une enquête criminelle pour « haute trahison » à l’encontre du Premier ministre sortant, Benjamin Netanyahu.
Selon ses détracteurs, le chef du gouvernement aurait tenté de précipiter une confrontation militaire d’envergure contre l’Iran afin de modifier artificiellement l’agenda sécuritaire, de suspendre le processus électoral ou de neutraliser une défaite annoncée dans les urnes. Des tensions sans précédent ont également éclaté au grand jour entre le bureau du Premier ministre et le chef d’état-major de l’armée, le général Eyal Zamir, réticent face à des ordres de frappes jugés dictés par la survie politique.
Ces accusations ont été balayées par le cabinet de Netanyahu et par le ministère de la Défense, qui qualifient ces allégations de manœuvres politiciennes désespérées de l’opposition et réfutent toute interférence des impératifs électoraux sur la sécurité nationale.
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