En pleine crise sécuritaire nationale, où le renforcement de la Police Nationale d’Haïti (PNH) devrait être la priorité absolue, un fait insolite et alarmant illustre la faillite des institutions à Jérémie (Grand-Anse). Le bâtiment public de la zone de Préville, initialement construit pour servir de base opérationnelle à la PNH, a tout simplement été transformé en boutique commerciale par des particuliers.
Livré à l’abandon et n’ayant jamais été mis en fonction par les autorités policières, ce local de l’État a fini par être récupéré à des fins mercantiles. Ce détournement flagrant d’un bien public met en lumière un vide institutionnel criant et une absence totale de contrôle de l’État sur ses propres infrastructures.
Alors que la population haïtienne réclame désespérément une présence policière accrue pour freiner l’insécurité, l’image de ce commissariat devenu commerce de détail résonne comme un symbole de la dérive du pays. Elle soulève une question de fond qui taraude désormais les citoyens quel avenir pour Haïti si l’État s’avère incapable de protéger et de rentabiliser ses propres outils de sécurité
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