UKRAINE: LE BRAS DE FER QUI ÉBRANLE LE POUVOIR UKRAINIEN
L’Ukraine traverse une nouvelle crise institutionnelle majeure. Alors que le pays fait face à la guerre, les plus hautes sphères du pouvoir judiciaire s’entre-déchirent sur fond d’accusations de corruption, révélant les tensions extrêmes entre la justice traditionnelle et les organismes indépendants créés sous la pression des partenaires occidentaux.
L’annonce est tombée ce lundi matin : le procureur général démissionnaire, Ruslan Kravtchenko, a quitté le territoire national. Officially parti pour une « mission de service à l’étranger », ce déplacement s’apparente pour l’opposition et la société civile à une fuite organisée pour échapper aux poursuites judiciaires.
Kravtchenko est au centre de l’opération « Carthage », une enquête tentaculaire menée par le Bureau national anti-corruption d’Ukraine (NABU). L’institution le soupçonne d’avoir offert sa protection à un vaste réseau transfrontalier de centres d’appels frauduleux ayant escroqué des citoyens européens à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros.
Loin de se démonter, Ruslan Kravtchenko a choisi la ligne d’attaque avant d’embarquer. Dans une déclaration vidéo au ton belliqueux, le magistrat a dénoncé une « machination politique » orchestrée par les organes spécialisés.
Il affirme avoir signé, juste avant son départ, une notification de soupçon formelle à l’encontre de Semen Kryvonos, le patron du NABU, pour falsification de preuves. Kravtchenko va plus loin et accuse les enquêteurs anti-corruption d’avoir profité de récentes perquisitions à son domicile pour dérober des pièces à conviction compromettant leurs propres agents.
Une accusation balayée par le NABU, qui dénonce une « tentative désespérée d’entrave à la justice » et un sabotage délibéré des efforts de lutte contre la corruption.
Echojounal echojounal.net