Dans ce qui marque un tournant radical après deux semaines de conflit ouvert, les forces américaines ont mené vendredi 13 mars 2026 une série de frappes massives contre l’île de Kharg, le principal terminal d’exportation de pétrole de l’Iran. Si les infrastructures de pompage ont été épargnées « pour l’instant », l’arsenal militaire de l’île a été, selon les mots de Donald Trump, « oblitéré ».
Le spectre d’un choc énergétique mondial s’est brutalement rapproché vendredi soir. Alors que le conflit entre l’Iran et l’axe américano-israélien entre dans sa troisième semaine, la Maison-Blanche a franchi un nouveau palier en ciblant directement l’île de Kharg, le poumon économique de Téhéran par lequel transite près de 90 % des exportations de brut du pays.
Dans une déclaration publiée sur son réseau Truth Social, le président Donald Trump a confirmé l’opération, précisant avoir ordonné la destruction de « toutes les cibles militaires » présentes sur l’île.
« Par décence, j’ai choisi de NE PAS détruire les infrastructures pétrolières de l’île », a déclaré le président américain. « Cependant, si l’Iran continue d’entraver le passage libre et sûr des navires dans le détroit d’Ormuz, je reconsidérerai immédiatement cette décision. »
Cette frappe chirurgicale mais dévastatrice sonne comme un dernier ultimatum. En épargnant les cuves et les terminaux de chargement, Washington tente de maintenir un équilibre précaire pour éviter une envolée incontrôlable des cours du baril, tout en neutralisant les capacités de défense et de surveillance iraniennes dans cette zone stratégique du Golfe Persique.
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