Un séisme majeur de magnitude 7,8 a secoué le sud des Philippines ce lundi matin, déclenchant des alertes au tsunami à travers le Pacifique et plongeant la région de Mindanao dans l’urgence.
Selon l’Institut géologique américain (USGS), l’épicentre du séisme de subduction s’est situé en mer, au large de la province de Sarangani, à une profondeur de 35 à 55 kilomètres selon les réévaluations. Les secousses ont débuté à 07h37 heure locale (23h37 TU dimanche), surprenant la population au début de la journée. Il s’agit du tremblement de terre le plus puissant à frapper le pays depuis 1990.
Immédiatement après la secousse principale, qui a duré une trentaine de secondes, l’Institut philippin de volcanologie et de sismologie (PHIVOLCS) ainsi que le Centre d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique (PTWC) ont émis des bulletins d’alerte critiques.
Des vagues de tsunami mesurant jusqu’à 1,5 mètre ont été enregistrées le long des côtes méridionales de Mindanao, notamment à Kiamba, Maasim et Kalamansig. Le phénomène de retrait de la mer a été observé juste avant l’arrivée des premières vagues, poussant les autorités à ordonner l’évacuation immédiate des zones côtières vers l’intérieur des terres et les hauteurs.
« Nous conseillons fermement aux habitants des zones littorales concernées de fuir vers des terrains plus élevés », a averti Teresito Bacolcol, directeur du PHIVOLCS.
L’alerte a également concerné plusieurs pays de la région, dont l’Indonésie voisine, les Palaos, Taïwan et le Japon, bien que les menaces pour les territoires plus éloignés aient été rapidement écartées.
Les bilans préliminaires des agences de gestion des catastrophes (NDRRMC et Bureau de la défense civile) font état d’au moins 19 morts, plus de 130 blessés et 7 disparus.
La plupart des victimes ont été recensées dans la ville de General Santos et dans les provinces de South Cotabato et Davao Occidental, principalement causées par des effondrements de structures ou des chutes de débris.
Les destructions matérielles sont particulièrement sévères à General Santos et dans la municipalité d’Alabel :
Infrastructures : Effondrement total ou partiel de plusieurs centres commerciaux, de commerces de proximité, de bâtiments universitaires et d’un poste de police.
Réseau routier : Des ponts ont été sévèrement fissurés ou se sont effondrés, et d’importantes sections d’autoroutes ont été fermées en raison de glissements de terrain ou de fractures de la chaussée.
Services essentiels : Les réseaux d’électricité, d’eau potable et de télécommunications ont été coupés dans de vastes secteurs de la région.
Le séisme est survenu le jour de la rentrée scolaire. Le ministère de l’Éducation a indiqué que plus de 6 000 écoles publiques de la région ont été touchées, entraînant la suspension immédiate des cours.
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