La première puissance mondiale voit sa couverture sanitaire vaciller face à une crise que l’on croyait révolue. Les États-Unis font aujourd’hui face à une épidémie de rougeole qui ne cesse de prendre de l’ampleur, passant inexorablement entre les mailles d’un filet vaccinal de plus en plus distendu.
Les chiffres publiés par les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) donnent le vertige : au 17 juillet, déjà 2 260 cas ont été répertoriés depuis le début de l’année. C’est quasiment autant que sur la totalité de l’année 2025 (2 288 cas), et dix fois plus qu’en 2024.
Cette accélération fulgurante risque de coûter cher au pays sur le plan symbolique et sanitaire. Lors de la prochaine évaluation officielle en novembre, les États-Unis devraient perdre leur statut de pays ayant éliminé la rougeole, un titre qu’ils détenaient fièrement depuis l’an 2000.
Le continent américain et l’Europe s’enfoncent ainsi dans une dynamique inquiétante d’érosion de l’immunité collective :
10 novembre 2025 : Le Canada perd son statut d’élimination de la maladie.
26 janvier : Six pays européens, dont le Royaume-Uni et l’Espagne, emboîtent le pas et perdent également ce statut.
Alors que la méfiance vaccinale s’installe durablement, la crise américaine confirme l’ampleur d’un recul sanitaire global d’une gravité inédite depuis le début du siècle.
Echojounal echojounal.net