L’Iran entre dans une phase de transition historique et de haute tension. Des dizaines de milliers de fidèles se sont rassemblés ce samedi 4 juillet 2026 dans les rues de Téhéran devant le cercueil de l’ayatollah Ali Khamenei, Guide suprême de la Révolution islamique, dont le décès marque la fin d’un règne de près de quatre décennies. Le gouvernement a officiellement décrété un deuil national de six jours.
Dans une atmosphère lourde, la foule massée dans la capitale a multiplié les slogans religieux et les appels à la « vengeance », reflétant la rhétorique hostile du régime envers ses adversaires géopolitiques traditionnels. Les obsèques officielles ont débuté sous une sécurité maximale, alors que le Conseil des experts s’apprête à entamer le processus complexe et opaque de désignation d’un successeur.
Cet événement crucial survient dans un climat intérieur particulièrement volatil. Le pays reste profondément fracturé, six mois seulement après que le régime a réprimé dans le sang d’importantes vagues de contestation populaire. La communauté internationale observe de très près cette transition, redoutant que la disparition du plus haut dirigeant iranien ne plonge le Moyen-Orient dans une zone de turbulences encore plus instable.
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