Alors que le pays traverse une crise humanitaire et sécuritaire sans précédent, les autorités sanitaires et les organisations internationales tirent la sonnette d’alarme sur la fragilisation de la riposte contre le VIH/SIDA.
L’instabilité actuelle perturbe gravement l’accès aux structures de santé pour les 150 000 personnes vivant avec le virus dans le pays, compliquant l’approvisionnement régulier en traitements antirétroviraux (TAR), pourtant vitaux pour bloquer l’évolution de la maladie.
L’épidémie reste fortement féminisée en Haïti, où les femmes représentent environ 62 % des adultes touchés. Les violences de genre et les déplacements massifs de population touchant plus de 1,4 million de déplacés internes accentuent la vulnérabilité des adolescentes et des jeunes filles, dont le risque de contracter le virus demeure nettement supérieur à celui des jeunes hommes.
Malgré un taux de couverture thérapeutique global encourageant chez les adultes, l’accès aux soins reste particulièrement critique pour les enfants de moins de 9 ans, dont à peine un tiers bénéficie actuellement d’un traitement. Face à ces blocages logistiques et sécuritaires, les acteurs de santé locaux appellent d’urgence à sécuriser des couloirs humanitaires pour maintenir la continuité des dépistages et des distributions de médicaments au cœur des zones les plus isolées.
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