Face au tollé général et à la menace d’un boycott des compétitions internationales par l’UEFA, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a officiellement fait marche arrière ce samedi 1er août en abandonnant son projet d’ouverture de l’instance aux capitaux privés.
La pression institutionnelle aura eu raison de l’initiative. Contestée par l’UEFA ainsi que par les confédérations asiatique et américaine, la réforme controversée visait à ouvrir le capital de la fédération internationale à des investisseurs privés.
Devant la fronde inédite menée par l’instance européenne — qui a agité la menace de ne pas participer aux prochaines compétitions de la FIFA, y compris la Coupe du Monde —, le patron du football mondial a préféré plier.
« Après avoir écouté attentivement tous les points de vue, il est devenu clair que le projet a créé des divisions (…) qui ne sont plus dans l’intérêt de l’objectif initial », a reconnu Gianni Infantino dans un communiqué. « Cette proposition ne sera donc pas retenue ».
Ce retrait marque un coup d’arrêt majeur pour la présidence d’Infantino, contraint d’abandonner une mesure qui promettait de redistribuer d’importantes retombées financières aux 211 fédérations membres, mais qui ravivait les tensions sur la gouvernance et la commercialisation du football mondial.
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