La violence armée continue de ravager la zone métropolitaine de la capitale haïtienne. Dans un rapport spécial publié ce jeudi 6 août 2026, le Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) dresse un bilan alarmant de l’escalade des affrontements entre gangs rivaux survenus entre le 6 mars et le 31 juillet 2026 dans la Plaine du Cul-de-Sac et à Cité Soleil.
Les affrontements armés ont fait au moins 613 morts et 375 blessés au cours de cette période environ 64 % des personnes tuées ou blessées étaient directement affiliées à des groupes criminels, près d’un tiers des victimes sont des civils non associés aux gangs, frappés par des balles perdues ou sciemment exécutés lors de représailles.
Le Service des droits de l’homme du BINUH a documenté au moins 176 femmes et filles (âgées de 10 à 71 ans) victimes de viols et de viols collectifs utilisés comme armes de terreur et de contrôle par les membres de gangs.
La résurgence des combats a contraint plus de 18 000 habitants à fuir leurs logements, entraînant une paralysie quasi totale des activités économiques, scolaires et sanitaires dans les quartiers touchés.
Selon le BINUH, cette nouvelle vague de violences découle de la recomposition de coalitions criminelles (notamment Viv Ansanm) et de luttes territoriales féroces pour le contrôle d’axes stratégiques et d’opportunités de revenus illicites, accentuées par la pression des forces de sécurité dans d’autres secteurs de la capitale.
Face à cette détérioration humanitaire et sécuritaire, les observateurs des Nations Unies réitèrent l’urgence d’un renforcement des opérations de sécurité et d’un appui international accru pour protéger les populations civiles et lutter contre l’impunité des chefs de gangs.
Echojounal echojounal.net