Le premier tour de l’élection présidentielle brésilienne s’est conclu par une nette surprise aux urnes. Alors que la majorité des sondages prédisaient un coude-à-coude serré ou une légère avance du président sortant Luiz Inácio Lula da Silva, c’est le sénateur conservateur Flávio Bolsonaro qui est arrivé en tête avec 48,03 % des suffrages exprimés contre 43,99 % pour le chef d’État de gauche, sur la base de plus de 90 % des bulletins dépouillés. Aucun candidat n’ayant franchi le seuil de la majorité absolue (50 %), un second tour décisif aura lieu le 25 octobre.

Porté par l’héritage politique de son père, l’ancien président Jair Bolsonaro, Flávio Bolsonaro a su capter le mécontentement populaire suscité par l’inflation et l’insécurité. Lors de son passage au bureau de vote à Rio de Janeiro, le candidat de la droite conservatrice a promis une ligne dure contre la criminalité, une rigueur budgétaire et un changement radical face aux difficultés économiques subies par la population.
De son côté, Luiz Inácio Lula da Silva subit un contrecoup électoral malgré le soutien constant de sa base populaire et ses récents affrontements rhétoriques contre les mesures protectionnistes américaines. Alors qu’il exprimait encore sa confiance en une victoire dès le premier tour dans la matinée, le président sortant doit désormais remobiliser ses partisans en vue d’une campagne d’entre-deux-tours s’annonçant particulièrement tendue et polarisée.
Echojounal echojounal.net