Le gouvernement américain a annoncé vendredi 9 octobre l’imposition de sanctions à l’encontre de la Cour pénale internationale (CPI), un coup de force diplomatique survenu quelques heures seulement après l’attribution du prix Nobel de la paix à l’ancienne juge sud-africaine Navi Pillay, récompensée notamment pour son action au sein de la juridiction de La Haye.
Les nouvelles mesures décidées par l’administration américaine visent à entraver le fonctionnement opérationnel et financier de la Cour en interdisant toute transaction financière ou prestation de services avec l’institution internationale. Washington motive sa décision par la défense de sa souveraineté nationale face aux enquêtes menées par la CPI.
La Cour pénale internationale a immédiatement réagi en dénonçant une atteinte directe à la justice internationale indépendante, déclarant dans un bref communiqué que « l’histoire jugera ce moment ».
Cette décision américaine crée un télescopage saisissant avec la distinction accordée plus tôt dans la journée à Oslo à Navi Pillay, 85 ans, figure majeure de la justice internationale et ancienne juge à la CPI. En lui décernant le prix, le comité Nobel a fermement défendu le rôle des juridictions internationales, affirmant que « la capacité à résoudre les conflits dépend de l’État de droit international » alors que « ces mêmes juges sont sanctionnés et leurs institutions attaquées ».
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