BOLIVIE : WASHINGTON DÉNONCE UN « COUP D’ÉTAT » CONTRE LE PRÉSIDENT RODRIGO PAZ

Le ton se durcit sur la scène internationale concernant la crise politique majeure qui secoue la Bolivie. Mardi, le numéro deux de la diplomatie américaine a officiellement qualifié les récentes manifestations de masse contre le pouvoir en place de « tentative de coup d’État ». Par cette déclaration forte, Washington réaffirme un soutien sans faille au président de centre droit Rodrigo Paz, confronté à une contestation populaire d’ampleur.

Cette prise de position marque un tournant, mais n’est pas une surprise pour les observateurs. Élu à la fin de l’année 2025 après deux décennies de gouvernements socialistes (marqués par les mandats d’Evo Morales et de Luis Arce), l’économiste Rodrigo Paz a immédiatement opéré un virage à 180 degrés dans la politique étrangère de la Bolivie.

Dès son investiture, le président de centre droit avait mis fin à une rupture diplomatique de 17 ans avec Washington en rétablissant les relations au niveau des ambassadeurs.
« Plus jamais la Bolivie ne sera isolée, soumise à des idéologies défaillantes », avait alors martelé Rodrigo Paz.

En qualifiant la contestation de « coup d’État », la diplomatie américaine cherche à légitimer le pouvoir exécutif bolivien face à la rue et à protéger un allié clé dans une région historiquement disputée entre influences de gauche et de droite.

Sur le plan intérieur, la lune de miel de Rodrigo Paz aura été de courte durée. Six mois seulement après son arrivée au palais présidentiel, le pays est plongé dans une paralysie quasi générale.

La contestation, portée par les mouvements sociaux, les syndicats et les organisations autochtones, accuse le gouvernement de mener une politique libérale agressive au détriment des classes populaires. Les griefs des manifestants sont multiples :
Les mesures d’austérité et les projets de privatisation de secteurs clés.
Les pénuries persistantes de carburant qui étouffent l’économie locale.
La répression policière lors des rassemblements populaires.
L’opposition et les manifestants rejettent fermement les accusations de « coup d’État », affirmant exercer un droit constitutionnel à la protestation face à une gestion économique jugée désastreuse.

About Angeline Michel

Check Also

‎Cuba/Crise énergétique : Miguel Díaz-Canel réclame la levée du blocus plutôt qu’une aide financière

Alors que Washington propose une enveloppe de 100 millions de dollars pour soutenir l’île en …

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Partager
Partager