Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a achevé jeudi au Pérou une tournée éclair en Amérique du Sud, marquant la volonté de Washington de cimenter un nouveau front sécuritaire avec les gouvernements conservateurs de la région face aux cartels de la drogue.
Cette tournée, qui l’a conduit en Colombie et en Équateur avant de l’amener à Lima pour y rencontrer la présidente péruvienne Keiko Fujimori, visait à renforcer la coopération policière et militaire en matière de lutte antidrogue et de gestion des flux migratoires.
Interrogé lors d’une conférence de presse conjointe sur d’éventuelles frappes unilatérales, M. Rubio a assuré que les États-Unis n’entreprendraient aucune action militaire contre les cartels sur le sol de pays partenaires sans l’approbation explicite de ces derniers.
Cette offensive diplomatique intervient dans un contexte de rivalités d’influence accrues dans la région et a suscité des manifestations de contestation locale à Lima, certains manifestants rejetant toute inféodation de la politique étrangère péruvienne aux intérêts de Washington.
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