Lee projet de loi visant à légaliser l’aide à mourir en Angleterre et au Pays de Galles a été définitivement rejeté, vendredi 11 septembre, par la Chambre des communes. Au terme d’un débat particulièrement clivant et suivi de près à travers le pays, les députés britanniques ont repoussé le texte par 286 voix contre 270.
Ce vote marque un coup d’arrêt majeur pour les partisans d’une réforme de la fin de vie. Le texte prévoyait d’autoriser les adultes en phase terminale, disposant d’une espérance de vie inférieure à six mois, à demander une assistance médicalisée pour mourir, sous réserve de l’aval de deux médecins et d’un panel d’experts.
Malgré des votes favorables enregistrés lors des précédentes étapes parlementaires, la dynamique s’est essoufflée. Le gouvernement trava britannique avait choisi de maintenir une position de neutralité, invitant chaque parlementaire à voter selon sa conscience plutôt que selon la ligne des partis.
Ce choix de la liberté de conscience a mis en lumière de profonds cas de conscience au sein même de l’hémicycle. Plusieurs députés, qui avaient initialement soutenu le principe d’une ouverture législative, ont finalement voté contre, invoquant des craintes persistantes quant à la sécurité des dispositifs de contrôle ou l’absence de garanties suffisantes contre les pressions potentielles sur les personnes vulnérables. Certains élus ont également pointé du doigt les incertitudes médicales liées aux pronostics de fin de vie.
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