Ce qui devait être le point d’orgue de la troisième journée grasse au Cap-Haïtien a basculé dans l’horreur le mardi 17 février 2026. Un agent de la Police Nationale d’Haïti (PNH), identifié comme Smith Bien-Aimé, a ouvert le feu sur la foule, tuant un jeune artiste et blessant une femme. Le suspect, qui aurait agi sous l’emprise de l’alcool, a été arrêté.
Le verdict de la fête est tombé, et il est amer pour la cité christophienne. Alors que les chars musicaux faisaient vibrer les rues pour le dernier jour des festivités charnelles, la détonation d’armes à feu a brisé l’ambiance au passage d’un groupe, plongeant les carnavaliers dans la terreur.
Une vie fauchée : Ronelson Moncoeur n’est plus
La victime mortelle a été identifiée comme Ronelson Moncoeur, un jeune artiste dont la carrière prometteuse a été stoppée net par un projectile. Figure montante de la scène locale, sa mort a provoqué une onde de choc et de colère parmi ses pairs et les festivaliers. Une autre victime, une jeune femme dont l’identité n’a pas été révélée, a également été atteinte par balles. Selon les dernières sources médicales, elle reçoit actuellement des soins intensifs dans un centre hospitalier de la ville.
Selon les témoignages recueillis sur place et les premiers rapports de police, l’auteur présumé des tirs est l’agent Smith Bien-Aimé, membre de la 31e promotion de la PNH. Des témoins affirment que le policier affichait un état d’ébriété avancé avant de faire usage de son arme de service de manière erratique et incontrôlée au milieu de la foule compacte.
L’individu a été rapidement maîtrisé et désarmé par ses frères d’armes présents sur les lieux. Selon une note de la Direction Départementale du Nord, le suspect a été placé en garde à vue et cinq armes à feu auraient été saisies dans le périmètre de l’incident pour les besoins de l’enquête.
L’indignation et l’appel à la justice
Cet incident relance le débat crucial sur la discipline au sein des forces de l’ordre, particulièrement lors de grands rassemblements populaires. « Comment un agent armé peut-il se retrouver dans un tel état de déchéance alcoolique en plein service ? », s’insurge un membre d’une organisation de défense des droits humains locale.
L’Inspection Générale de la Police Nationale d’Haïti (IGPNH) a été saisie du dossier. La population, de son côté, réclame une sanction exemplaire pour que ce crime ne reste pas impuni, alors que le Cap-Haïtien tente de panser ses plaies après une fin de carnaval tragique.
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